La transformation de l’hévéa, possible solution pour de meilleurs prix pour les producteurs

Le sommet virtuel de caoutchouc qui s’est tenu du 8 au 11 juin à Abidjan a été l’occasion pour les professionnels du secteur d’ aborder plusieurs thématiques. La problématique d’un prix rémunérateur aux producteurs de la filière hévéa en Côte d’ivoire figure parmi les sujets qui ont fait l’objet de discussions.

 La transformation constitue  pour les autorités l’une des possibles solutions pour améliorer le revenu des planteurs. Le prix l’APROMAC (Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire), Fixé à 319 FCFA/Kg pour le mois de juin contre 314 FCFA/Kg en mai est jugé bas par certains producteurs. 

Ainsi comme l’indique Eugène Krémien, président de ladite association « Les prix proposés à nos braves producteurs laissent encore hélas à désirer », avant d’insister sur le fait que « le caoutchouc de Côte d’Ivoire est un des plus recherchés par l’industrie internationale parce que la matière répond parfaitement aux exigences de production de l’ensemble des produits dans la spécialité ».

Cette renommée du caoutchouc ivoirien fait de notre pays le premier producteur africain de cette matière première. Toutefois les performances de cette filière dynamique ne profite pas réellement aux  1.2 million d’ivoiriens qui en vivent. Un déséquilibre flagrant car aux dires du premier ministre Patrick Achi le pays ne capte que « 0,5% » des 350 milliards de dollars du chiffre d’affaires généré au niveau mondial, alors « qu’elle assure près 7,5% de la production mondiale. »

Il explique que « plus de 85% de la valeur de la filière se trouve non pas dans la production agricole, mais dans la transformation et la commercialisation du caoutchouc. », invitant par la suite  à « une profonde révolution du secteur des initiatives fortes de diversification de l’utilisation du caoutchouc naturel à travers des innovations technologiques de rupture afin d’absorber la croissance attendue de la production, tout en ayant un impact positif sur le prix payé aux producteurs par une maîtrise plus grande des circuits de distribution. »

Pour réaliser cela, le pays envisage de doubler sa production de caoutchouc d’ici 2025 et de porter son taux de transformation primaire à 100%. Une transformation qui devrait permettre d’augmenter le prix du kilogramme aux producteurs.

Pour Camara Issouf, Secrétaire général de la Fédération des O.P.A de producteurs de la filière hévéa de Côte d’Ivoire, il faut chercher d’autres débouchés pour le caoutchouc pour parvenir à une meilleure rémunération des producteurs.

« Je pense que c’est dans la recherche des autres ouvertures pour le caoutchouc que nous allons avoir une amélioration des prix, parce que le caoutchouc sera utilisé dans plusieurs domaines d’activités. En ce moment, on aura besoin du caoutchouc et la loi de l’offre et de la demande agissant, évidemment cela va impacter le prix du caoutchouc », a-t-il affirmé.

La volonté derrière cette démarche est de rendre la filière caoutchouc moins dépendante de l’industrie pneumatique et de permettre aux producteurs ivoiriens d’avoir des débouchés autre que cette dernière.

Source

www.connectionivoirienne.net/2021/06/14/en-cote-divoire-la-transformation-remede-pour-un-meilleur-prix-aux-producteurs-dhevea-papier-dangle/

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